God of War m’a tué

God of War m’a tué

16 septembre 2014 0 Par Twister061

Cette semaine, j’ai voulu rejouer à God of War. Je me suis dit que c’était une bonne idée, vu qu’en parallèle je lisais un magasine dédié à cette série. Seulement voilà, God of War, quand j’y ai joué il y a quelques années sur PS2, j’ai trouvé ça tout juste sympathique. Quand je l’ai repris la semaine dernière sur PS3, je me suis pris une claque.

God of War, tout en finesse

Soyons clairs dès maintenant : God of War est violent. Avant que les plus prudes d’entre vous ne s’enfuient en courant, laissez moi vous rappeler quelque chose : la mythologie grecque, c’est tout sauf un conte de fée. Il y a pas mal de conflits, souvent violents et globalement, God of War respecte au moins cet aspect de la mythologie grecque : vous allez affronter beaucoup d’ennemis.

La croisière s’amuse, version hardcore.

Vous êtes toujours là ? Bien ! God of War vous met dans la peau de Kratos, un spartiate peu commun, dont les qualités de guerrier et de meneur d’hommes ne sont plus à prouver. Lors d’une bataille contre des barbares, Kratos se retrouve en grande difficulté : son armée est balayée et il est sur le point d’être exécuté par le chef des barbares. À ce moment là, Kratos implore Arès, le Dieu de la guerre de la mythologie grecque, de lui venir en aide. Ce dernier entend son appel et bouleverse le cours de la bataille, permettant à Kratos et ce qui reste de son armée de sortir vainqueur de ce conflit. Bien entendu, ce petit service n’est pas gratuit. Kratos devient le serviteur d’Arès, perdant peu à peu son humanité. La vie de Kratos bascule lorsque, au cours d’une mission confiée par Arès, il tue sa femme et sa fille. Réalisant qu’il vient de commettre la pire des atrocités, Kratos jure vengeance contre Arès et se fait maudire par l’Oracle qui le condamne à porter les cendres de sa femme et de sa fille sur son corps. Sa peau adopte dès lors un teint blanc et Kratos est désormais surnommé “le Fantôme de Sparte“.

Si l’histoire est sympathique, je la trouve extrêmement mal narrée. Ce n’est que mon avis personnel, mais il m’a fallut avancer énormément dans le jeu avant d’y trouver un intérêt narratif. Avant ça, je me suis contenté d’avancer et de taper les ennemis qui se sont présentés. Oui, je me suis ennuyé, mais pas seulement. Je me suis aussi interrogé sur quelques points du jeu. Par exemple : pourquoi le pouvoir La colère de Poséidon est-il un pouvoir de foudre ? Je ne suis clairement pas un spécialiste de la mythologie, mais il me semble que Poséidon est le Dieu des Mers, non ? Du coup, je ne trouve pas cohérent de se voir refiler un pouvoir de foudre par le Dieu des Mers. À moins que ce dernier ait des envies de suicide.

La tendinite me guette

Au delà de quelques bizarreries dans la narration, un autre aspect du jeu me pose problème : le manque d’intérêt du gameplay. Je m’explique : mis à part avancer et taper les ennemis qui se présentent, je n’ai pas fait grand chose en jouant à God of War. Et ce ne sont pas les quelques pseudo énigmes qui m’ont pris du temps. Non, le jeu est très basique. Certes, c’est un bon défouloir. Mais vu le sujet traité, il y aurait eu tellement mieux à faire. Du moins je le crois. De plus, les différents coups et pouvoirs sont trop secondaires. La plupart du temps, mitrailler la touche de l’attaque de base, combiné au premier pouvoir que l’on vous donne en jeu, me suffit pour avancer et ce, quels que soient les ennemis que j’affronte. C’est dommage.

foudreCe pouvoir de foudre vous sortira de presque toutes les galères du jeu. Merci Poséidon !

Les rares fois où j’ai utilisé d’autres attaques que celles qui me sont remises quasiment dès le début du jeu, c’était lors d’affrontement contre des ennemis bien spécifiques et/ou trop nombreux. Car oui, dans God of War, vous êtes seul contre tous. C’est d’ailleurs l’un des autres problèmes du jeu : vous parcourez l’aventure en compagnie de Kratos, point. Sauf que Kratos, je le perçois comme un gros sadique qui, non content d’avoir tué ses proches par le passé, essaie de se rattraper en tuant tout ce qui a le malheur de croiser sa route. Je ne vois absolument pas comment lui trouver un minimum de sympathie. Peut-être que dans les autres jeux God of War, j’y arriverai.

Le pire dans tout ça, c’est que God of War n’est pas entièrement à jeter. God of War est un défouloir plus que correct, dont l’ambiance et la bande son retranscrivent assez bien la Grèce antique. Il va falloir que je me motive à finir les cinq autres jeux de la série …

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