Rise of the Tomb Raider – Une suite parfaite ?

J’ai une relation étrange avec les jeux Tomb Raider. Quand j’étais plus jeune, je n’aimais pas vraiment cette série, hormis pour quelques sessions à faire n’importe quoi dans le manoir Croft. Il faudrait d’ailleurs que j’essaie de les faire correctement, ces jeux là. Mais là n’est pas le propos.  Il y a quelques années, Crystal Dynamics a développé pour Square Enix un premier jeu servant de reboot à la série des Tomb Raider. J’en parle d’ailleurs ici. Cette fois, je m’attaque à la suite directe de ce reboot, intitulée Rise of the Tomb Raider. Alors, c’est toujours aussi prenant ?

Rise of the Tomb Raider

C’est avec un entrain particulier que j’ai commencé à jouer à Rise of the Tomb Raider. Malgré le départ difficile de l’opus précédent, j’y avais passé un moment agréable. J’attendais donc autant de la part de celui-là. Et rebelote ! Les premiers instants sur Rise of the Tomb Raider m’ont été assez pénibles. La partie servant de tutoriel au jeu m’a lassé. La neige et le froid m’ont également agacés. Qu’il y ait un contexte assez dur, une météo impitoyable, je veux bien. Mais là, ça n’a réussi qu’à me gonfler.

La Sibérie, dans Rise of the Tomb Raider, elle ne fait pas de cadeau.

La Sibérie, dans Rise of the Tomb Raider, elle ne fait pas de cadeau.

Je n’ai rien contre la Sibérie. Et après Rise of the Tomb Raider, je n’ai rien pour non plus. Les passages en extérieur où Lara grelotte, avance péniblement dans une neige qui ne cesse de tomber, ça ne m’a pas plu. Je comprends l’intention des développeurs. Oui, Lara Croft en chie pendant son expédition. Oui, c’est une vie bien difficile que la vie d’archéologue. Mais ça, je l’aurai compris avec une ou deux séquences. Ce n’est pas la peine de m’en infliger 37 d’une longueur et d’une pénibilité affligeantes.

Lorsque j’ai atteint les premiers niveaux en intérieur, je me suis senti revivre. L’aspect infiltration/action du titre est bon, et j’avoue avoir pris du plaisir à recommencer certaines zones en essayant d’être le plus discret possible, en éliminant tout le monde de telle ou telle manière… Certaines zones plus ouvertes que d’autres permettent de choisir son approche. Vous êtes plus dans l’action ? Dans la discrétion ? Vous avez le choix. Parfois, certains passages tendent plus vers l’action, alors que d’autres sont plus orientés infiltration. Mais quoiqu’il arrive, vous pouvez avancer comme vous l’entendez, sans trop vous soucier des conséquences de vos choix.

Une évolution comme vous le voulez

Si, comme moi, vous n’avez pas énormément de souvenirs du reboot Tomb Raider, ce n’est pas bien grave. Le fait est qu’après avoir vécu toutes ses aventures lors du jeu précédent, Lara Croft est totalement focalisée sur des recherches qu’avait entreprit son père. Son objectif est simple : prouvez au monde entier que Lord Richard Croft avait raison, malgré toutes les critiques qu’il a dû supporter. Malgré les avertissements de ses proches (notamment de Jonah, l’un des personnages présents dans le précédent jeu Tomb Raider), Lara ne va pas se décourager. Après un cours passage en Syrie (qui lui fera rencontrer les Trinitaires pour la première fois), va rejoindre la Sibérie. Et c’est là que le jeu commence vraiment.

Selon les situations, il vous faudra faire preuve de discrétion... Ou bien rentrer dedans, direct !

Selon les situations, il vous faudra faire preuve de discrétion… Ou bien rentrer dedans, direct !

Comme pour l’opus précédent, votre progression dans Rise of the Tomb Raider est marquée par le gain d’expérience et de points de compétences. Ces points peuvent être dépensés à votre guise dans 3 catégories de compétences : Castagneur, Chasseur et Survivant. Selon votre intérêt pour l’exploration, l’infiltration, l’action, etc. vous devrez choisir les compétences correspondants le plus à votre style de jeu. C’est ça qui est bien avec Rise of the Tomb Raider : vous pouvez choisir quel genre d’approche adopter. Même si cela n’a pas de grandes conséquences sur la suite des aventures de Lara Croft. Quels que soient vos choix, le scénario suivra son cours sans en tenir vraiment compte. Dommage, mais compréhensible.

Un final éprouvant

Je dois vous parler de la fin du jeu. Promis, je ne vous révélerai rien. Je ne vous spoilerai pas. Mais j’en ai gros sur la patate. Parce qu’en fait, les derniers instants du jeu, les derniers niveaux, je les ai attendus avec entrain. Le reste du jeu m’ayant bien plu, j’avais hâte de connaître la conclusion de Rise of the Tomb Raider. Et là, ce fut le drame. Tout ce que je n’ai pas aimé, tout ce qui m’a agacé, réuni en une séquence qui doit durer 1h30 environ. Et c’est bien dommage.

Promis, je ne vous dévoilerai pas la fin de Rise of the Tomb Raider. Ici, vous avez à peu près la tête que je faisais pendant que j'avançai vers la fin du jeu.

Promis, je ne vous dévoilerai pas la fin de Rise of the Tomb Raider. Ici, vous avez à peu près la tête que je faisais pendant que j’avançai vers la fin du jeu.

Je comprends que la fin d’un jeu me résiste. J’ai d’ailleurs bien apprécié les efforts menés par les développeurs pour pousser ma patience et mes réflexes dans leurs derniers retranchements. S’il n’y avait pas eu ces problèmes de gameplay (assez rare, mais très énervant à ce stade du jeu), et cette transformation de Lara Croft en Pierre Richard, j’aurai pu ne rien dire. Même le scénario, bien que je n’ai pas spécialement apprécié ce passage, j’aurai pu passer outre. Mais là, après de nombreuses tentatives foirées, je n’avais qu’un hâte : que ça finisse. La pauvre Lara s’en est tellement pris dans la gueule dans ce passage qu’elle me faisait limite pitié. Dommage. Je maintiens que Rise of the Tomb Raider est un bon jeu. Parce que je l’ai payé 20€ et pas 70. À 70€, j’aurai hurlé devant tant de trucs énervant. Mais là, pour 20€, j’ai passé un moment correct, voir un bon moment selon les séquences de jeu.

Un jeu à faire à tout prix ?

Après avoir été agréablement étonné par le reboot de Tomb Raider, c’est avec un enthousiasme certain que j’ai commencé Rise of the Tomb Raider. S’il m’a fallu plusieurs heures avant d’en apprécier les qualités, je dois dire que je me suis bien amusé. Pour autant, est-ce que je considère Rise of the Tomb Raider comme un indispensable ? Je suis mitigé. Si vous avez aimé le Tomb Raider rebooté, il y a de fortes chances pour que vous aimiez Rise of the Tomb Raider. Si, par contre, vous n’avez pas aimé le jeu précédent, vous n’aimerez sans doute pas Rise of the Tomb Raider.

Dans Rise of the Tomb Raider, comme dans l'opus précédent, vous disposez d'un arc que vous pouvez améliorer.

Dans Rise of the Tomb Raider, comme dans l’opus précédent, vous disposez d’un arc que vous pouvez améliorer.

Est-ce que Rise of the Tomb Raider me fait changer d’avis sur la série Tomb Raider en général ? Pas encore. J’ai trop peu de connaissances sur cette série pour avoir un avis véritablement cohérent. Mais les faits sont là : comme je me suis amusé sur le reboot de la série, je me suis amusé sur Rise of the Tomb Raider. Ce n’est pas pour autant que j’y rejouerai régulièrement.

Voilà, c’était mon modeste avis sur Rise of the Tomb Raider. Et vous, qu’avez-vous pensé du jeu ? Attendez-vous le prochain opus avec impatience ? N’hésitez pas à partager l’article s’il vous a plu et à me rejoindre sur Facebook, Twitter et YouTube !

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